La lecture est un de mes passe-temps favoris
Oui, y compris en vacances !
Mais j’ai un autre passe-temps inavouable : observer ce que les gens lisent. Les personnes armées d’un livre sont suffisamment rares aujourd’hui pour interpeller mon regard, que ce soit dans le métro, dans une salle d’attente ou ailleurs. Cela m’intrigue toujours, alors je jette un œil pour savoir si cette lecture pourrait moi aussi m’intéresser.
Et cet été, au bord de la piscine, je vois une voyageuse étrangère en pleine lecture de «The Let Them Theory» de Mel Robbins. Pour ceux qui seraient curieux, ce livre explore l’art du lâcher prise pour se concentrer sur ce qui compte vraiment, une promesse à laquelle on ne peut qu’adhérer. Je ne l’ai moi-même pas lu, je n’ai donc aucun avis à verser au sujet. Mais là n’est pas le propos.
Vous lisez mais quelque chose vous manque
Voir cette femme lire ce livre m’a ramenée à une conversation que j’ai eue récemment avec un cadre dirigeant me disant ne pas être satisfait de sa situation et en plein questionnement pour son avenir, tout en affirmant qu’il gérait bien la situation car : « je lis beaucoup de développement personnel et de psychologie ».
Beaucoup de personnes que je rencontre sont dans cet entre-deux. Elles ont lu, cherché, compris. Elles peuvent nommer ce qui ne va pas, identifier les schémas qui se répètent, mettre des mots sur ce qu’elles ressentent. Et pourtant, elles sont au même endroit qu’avant. Parce que comprendre intellectuellement ne suffit pas à transformer.
On peut savoir ce que l’on devrait changer dans sa manière de décider, de travailler, de poser ses limites ou se positionner, tout en continuant malgré tout à faire exactement comme avant. Le mental observe, analyse, classe. Mais il n’a aucun intérêt à faire bouger un système dans lequel il se sent confortable parce qu’il y est habitué. C’est une réaction de sécurité.
Lire est une première étape utile. Les livres ouvrent des portes, donnent des cadres, permettent de nommer ce qu’on vit. Mais ils restent dans le registre de la compréhension. Or la transformation demande également autre chose : elle se fait dans le mouvement, dans ce qu’on met en pratique et non plus seulement en pensée.
Le changement arrive lorsque l’on expérimente, lorsque l’on prend une décision différemment, lorsque l’on ose modifier des comportements, même infimes.
C’est exactement là que se faire accompagner prend tout son sens.
Ce que le coaching peut apporter à un esprit bien informé
Ce que le coaching apporte que la lecture ne peut pas apporter, c’est d’abord un espace d’accueil. Exprimer les choses à voix haute, devant quelqu’un de neutre, crée des prises de conscience que la réflexion solitaire ne produit pas. On entend ce qu’on dit. On perçoit ce qu’on évitait.
La présence d’un regard extérieur change quelque chose de fondamental : elle nous tend un miroir et nous engage. Il est en effet plus difficile de se défiler devant un coach comme on peut le faire devant soi-même. Et le coach perçoit plus que les mots, le non verbal par exemple peut dire beaucoup.
S’ajoute à cela la mise en action. Un accompagnement bien conduit ne reste pas dans l’exploration et le questionnement : il engage à agir, à expérimenter, à intégrer dans la matière.
L’expérience, une étape clé du changement
La mise en mouvement est l’essence du coaching dont le cadre de travail s’appuie en partie sur la notion de neuroplasticité bien étayée par les neurosciences : le cerveau a la capacité de se remodeler tout au long de la vie, en créant de nouveaux circuits neuronaux à chaque nouvelle expérience vécue. Chaque nouveau comportement répété, chaque situation traversée avec un regard différent, modifie littéralement les connexions dans le cerveau.
Le travail du coach consiste précisément à créer les conditions pour que de nouveaux comportements s’ancrent et que de nouvelles façons de percevoir une situation émergent, ce qui au niveau biologique se traduit par la création de nouveaux circuits neuronaux.
La volonté et la pensée ne suffisent pas à ancrer des transformations. Ce qui crée le changement durable, c’est l’ancrage progressif de nouveaux comportements dans un cadre structuré et soutenant.
Et lorsque notre corps intègre de nouveaux schémas, c’est là que les transformations s’opèrent, parfois même sans que l’on comprenne précisément comment cela est arrivé.
Source : Coaching Québec — https://coaching-quebec.com/les-bases-scientifiques-du-coaching-ce-que-la-recherche-nous-dit/